
08/08/2025
HealthLink : Le sélénium peut être bénéfique pour les personnes à risque de cancer et de maladies infectieuses et inflammatoires |
| HealthLink...nouvelles à l’intention des professionnels de la santé Une étude publiée à l’été 2005 dans le Canadian Journal of Dietitic Practice and Research, indique que des apports en sélénium plus élevés que les besoins de base pour la fonction immunitaire pourraient être bénéfiques pour les personnes à risque de certaines maladies. Le sélénium est un oligo-élément essentiel qui agit en tant qu’agent antioxydant et anti-inflammatoire. Il est impliqué dans plusieurs fonctions métaboliques de base via les sélénoprotéines, ces enzymes qui protègent contre les dommages causés par l’oxydation et qui régularisent la fonction immunitaire. Des apports plus élevés que les recommandations pourraient être bénéfiques pour les personnes ayant des niveaux de stress oxydatifs élevés, comme les personnes souffrant de maladies inflammatoires ou infectieuses comme l’arthrite rhumatoïde, le virus d’immunodéficience/SIDA ou ceux à haut risque de cancer, particulièrement le cancer de la prostate. Les nouveaux Apports nutritionnels recommandés (ANR) pour le sélénium sont de 55 µg par jour pour les adultes en santé. L’Apport Maximal Tolérable est fixé à 400 µg par jour. Les apports des Canadiens se situaient aux environs de 113 à 120 µg par jour selon un rapport publié dans les années 1970. De plus récentes données de la troisième étude US National Health and Nutrition Survey indiquent que l’apport moyen actuel aux É.-U. est de 106 µg par jour. Malgré le manque de données standardisées sur les apports en sélénium, l’étude suggère que des déficiences en sélénium sont peu probables parmi la population canadienne. Néanmoins, des déficiences sous-cliniques pourraient survenir chez certains groupes à cause d’un mélange de besoins nutritifs accrus et de malnutrition. Il y a de plus en plus d’évidence à l’effet que des apports au dessus des ANR pourraient améliorer l’immunité, protéger du cancer et modérer l’infection et l’inflammation. Par exemple, plusieurs études épidémiologiques ont démontré que les personnes avec les plus hauts niveaux de sélénium présentaient un risque réduit de l’incidence de cancer et de mortalité. Le sélénium pourrait aussi avoir un impact sur la progression des maladies virales et sur la production des prostaglandines inflammatoires. Ainsi, des recommandations nutritionnelles modifiées pourraient être bénéfiques pour certains groupes à risque. Conseils pour les consommateurs : Les sources alimentaires les plus fiables pour le sélénium comprennent les viandes, les fruits de mer et les produits laitiers. Les produits céréaliers, les légumes et les fruits contribuent également au sélénium mais leur contenu dépend de la terre où ils ont été cultivés. Un régime sain comprenant un apport adéquat en aliments riches en sélénium pourrait promouvoir une immunité optimale et aider à protéger de certaines maladies. POUR EN SAVOIR PLUS Référez-vous à l’étude (en anglais) de Ryan-Harshman M and Aldoori W. The Relevance of Selenium to Immunity, Cancer and Infections/Inflammatory Diseases. Canadian Journal of Dietetic Practice and Research, 2005; 66(2):98-102. Ceci est un bulletin courriel préparé par l'équipe de diététistes professionnelles du Centre d'information sur le boeuf : une organisation nationale sans but lucratif, engagée à fournir de l'information crédible et ponctuelle. Veuillez le partager avec vos collègues. En souscrivant à ce bulletin, vous vous engagez à le recevoir régulièrement.
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| Liens: Voir le rapport (anglais) de l'Institute of Medicine sur |
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