07/01/2026

La contribution relative du boeuf à l'apport en fer

Auteurs: D Tessier, H Turgeon-O’Brien, JA Zee, K Tremblay, J Marin, T Desrosiers

Journal: Canadian Journal of Dietetic Practice and Research 59 (supp): 1999

Résumé
Au cours des dernières décennies, la consommation insuffisante de fer a augmenté en partie en raison d’une moins grande consommation d’énergie et parce que les gens ont été encouragés à diminuer leur consommation de matières grasses, en choisissant une alimentation riche en céréales ainsi qu’en diminuant la consommation de viandes maigres. Étant donné que la viande, la volaille et le poisson contiennent du fer hémique (le bœuf est celui qui en a le plus) et améliorent l’absorption du fer non hémique, leur consommation insuffisante met en jeu la consommation totale de fer. On a utilisé les données de l’enquête sur la nutrition effectuée au Québec et un échantillon représentatif d’adultes âgés de 18 à 74 ans (n=2 118) pour étudier la contribution relative du bœuf à la consommation de fer. Les consommations ont été obtenues à partir d’un rappel des 24 heures et on a évalué le fer absorbable en suivant le modèle de Monsen et coll. Pour déterminer l’apport nutritionnel recommandé de fer pour les Canadiens, la moyenne de l’absorption a été déterminée à 12,5 % alors que le comité avait évalué que 15 % du fer du régime alimentaire canadien était du fer hémique. Nous avons obtenu un niveau moyen d’absorption de 10 % et une teneur moyenne de fer hémique de 9,4 %. Un pourcentage plus élevé de sujets ne respectaient pas les normes indiquées pour le fer absorbable par rapport au fer total. Onze pour cent des hommes avaient une consommation en fer inférieure à l’apport nutritionnel recommandé alors que 45 % avaient une quantité de fer disponible évaluée sous les exigences du fer absorbé. Ces pourcentages étaient respectivement de 56 % et 75 % pour les femmes. La consommation de bœuf était celle qui avait le lien le plus fort avec le fer absorbable évalué (r=0,45, p=0,0001), suivi des légumes (r=0,35, p=0,0001). Ceci indique donc que le bœuf joue un rôle important pour obtenir l’apport nutritionnel recommandé en fer absorbé.

L'interprétation/pertinence à l'industrie de boeuf:

Commentaires des diététistes professionnelles du CIB -

  • Le bœuf est une source importante de fer disponible.
  • Les femmes en âge de procréer ont besoin de plus de fer que les hommes et ont plus tendance à avoir des consommations de fer inférieures aux recommandations.
  • Les nouveaux apports nutritionnels de référence tiennent compte de la valeur du fer hémique pour obtenir la quantité de fer nécessaire pour le corps. Ils recommandent que les végétariens consomment deux fois plus de fer que les personnes non végétariennes
  • Consultez le site www.nationalacademies.org pour plus de renseignements sur ces recommandations

Cette étude a bénéficié du financement de l’initiative en recherche sur la nutrition du Fonds de développement de l’industrie du bœuf, une initiative fédérale-provinciale.

Liens:

Pour plus d'information sur ces recommandations, visitez -
National Academies

Pour plus d'information sur les besoins en fer, voir -
Le fer - Élément essentiel d'une bonne santé
Téléchargez - Le boeuf une assurance naturelle contre les carences en fer et en zinc
Version professionnel de la santé- PDF
Téléchargez - Le boeuf, une assurance nturelle contre les carences en fer et en zinc
Version consommateur- PDF